Les marchés se sont emballés hier avec un peu de retard sur les annonces de la Reserve Fédérale américaine. En fait ce retard n’en est pas un, car il traduit simplement le fait qu’une nouvelle couche d’acheteurs moins sophistiqués sont venus jouer la baisse des taux car ils n’avaient pas compris que les dés étaient déjà jetés depuis longtemps! Le Smart money lui savait que tout était programmé et que l’incertitude n’en était pas une.
Le Smart Money sait depuis de nombreux mois que la baisse des taux sera rapide et forte car il a compris que les questions de la conjoncture économique, du chômage ou de tout autre indicateur ne seraient que des excuses, des constructions parallèles.
La Fed devait baisser ses taux c’était acquis, il ne s’agissait que de patienter et d’accumuler délicatement en attendant que cela soit opportun. Voila c’est chose faite. Et cela ne signifie rien quant à l’avenir sachez-le .
La reflation est acquise depuis décembre 2022!
Oubliez la dernière baisse de 50 pbs des taux directeurs de la Fed. C’est pour les gogos!
Les choses les plus importantes se passent sous la surface !
Les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont été biaisés à la baisse de plus de 100 pbs par des mesures politiques subtiles, mais délibérées. Et c’est le plus important, tout le reste n’est que spectacle et gesticulations.
Je l’ai compris (et écrit) quand j’ai vu que la Fed au beau milieu de la mini crise inflationniste empêchait le taux du 10 ans de passer au dessus des 5%. C’était le signe que la Fed était « fiscal dependant » .
Nous pensons que la Fed américaine cible la « liquidité » depuis fin 2022. Son vrai critère, sa vraie cible ce sont les conditions financières, il ne faut pas qu’elles se resserrent.
Sa dernière mesure qui a consisté à modifier les règles des tests de résistance des banques confirme que j’ai raison.
Parallèlement, le Trésor américain oriente le calendrier d’émission vers des bons du Trésor et des émissions de coupons à plus courte échéance.
On va refaire un tour, un round j’en suis persuadé et les indicateurs économiques n’ont aucune importance; on sait qu’ils sont faux, comme l’emploi par exemple et on sait que l’économie est à deux vitesses; d’un coté les petites entreprises et les ménages des classes moyennes qui souffrent et de l’autre la grande économie, celle qui a accès aux marchés et au pognon; et celle là ne souffre pas comme en témoignent les records boursiers.
Selon le besoin, la Fed et ses connivents de la Com mettent en évidence les statistiques négatives ou bien les statistiques positives; comme cela les arrange. C’est un clavier. Mais la politique elle, elle est décidée, et tout le reste n’est que rationalisation pour la galerie des gens peu sophistiqués.
L’économie américaine n’est pas en récession.
Les bénéfices des entreprises se maintiennent et soutiennent financièrement certains investissements: la croissance des bénéfices est assurée par les mega-entreprises et la plupart des investissements sont réalisés par ces entreprises dans l’IA et les infrastructures de puces électroniques, en partie subventionnées par l’administration Biden.

En revanche les petites entreprises, touchées par des taux d’intérêt élevés, une faible demande pour leurs biens et services et une augmentation des coûts des entrants et des services sont en difficulté .
Environ 37 % des petites entreprises américaines ont vu leurs bénéfices chuter au cours des trois derniers mois, soit la part la plus élevée depuis 14 ans. Ce chiffre est encore plus mauvais que les 35 % observés pendant la pandémie de 2020. Les petites entreprises sont en difficulté comme si l’économie était en récession mais elle ne lest pas!

Les investisseurs financiers sont enthousiasmés par le début d’une série de baisses des taux d’intérêt qui rendent moins cher l’emprunt et la spéculation sur les actifs financiers. L’effet de richesse va venir conforter et soutenir l’activité.
L’économie réelle américaine est quasi à son optimum de long terme. La Fed prévoit une croissance du PIB réel de 2 % par an pour le reste de la décennie. Ce taux est bien inférieur au taux de croissance moyen d’avant la grande récession de 2008-2009 et d’ avant la pandémie, mais il correspond au potentiel du système américain.
La croissance du PIB réel a été en moyenne d’environ 2,2 % au premier semestre 2024. Ce taux de croissance devrait ralentir un au cours du troisième trimestre qui vient de s’achever. La Réserve fédérale de Saint-Louis prévoit 1,6 % pour le trimestre en cours, mais la Fed d’Atlanta prévoie une croissance plus élevée, à 2,9 %
L’économie américaine est la plus performante des sept principales économies capitalistes (G7) et elle doit le rester dans le cadre de la grande compétition géopolitique mondiale.
[Reuters] L’inflation sous-jacente au Japon s’accélère pour le 4e mois consécutif en août