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Un éditorial qui va vous scandaliser, mais je n’y peux rien…

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La France est insérée dans le système capitaliste.

Le système capitaliste c’est le système de l’accumulation du capital et du profit comme moteurs du développement.

Ce système pose l’équation suivante ; le capital d’aujourd’hui, génère les profits lesquels déterminent les investissements, lesquels produisent l’emploi et la croissance futures.

Ce système est soumis à la concurrence sous divers aspects; production , produits, salaires, taux de profitabilité; fiscalité, sécurité etc

La concurrence oblige les participants au système à être compétitifs sur leurs productions et surtout à générer le taux de profit maximum ou au moins le profit suffisant pour continuer à rester dans la confrontation mondiale.

Il s’agit d’une lutte sans pitié, objective qui n’a rien à voir avec les bons sentiments, elle s’impose dès que l’on est en première ligne sur ce marché mondial.

Il y a les planqués de l’arrière qui ne sont pas soumis à cette lutte mais ceux-là sont en quelque sorte des parasites, ils obèrent la compétitivité globale du système français par leur faible efficacité.

Tout ce qui ne génère pas le taux de profit moyen est un boulet, une pénalité.

A fortiori, tout ce qui absorbe des ressources sans produire aucun profit est une sorte de coût pour le système, et réduit sa compétitivité d’ensemble.

Je n’y peux rien c’est triste mais c’est ainsi que le système capitaliste fonctionne; c’est un système pour le profit.

Et si on veut tenir son rang sur le ring mondial autant le savoir et l’avoir toujours présent à l’esprit. Surtout si on est un poids plume face à des poids lourds sans pitié !

La France a voulu rester sur le marché mondial, elle est donc soumise à ses lois qui sont les lois du capital et du profit

C’est le sinistre Mitterrand qui était venu pour changer de système et qui, après deux ans, a trahi ses promesses électorales: il a raté sa transition socialiste et en 1983 avec le non moins sinistre Jacques Delors, il a mis un genou à terre a demandé pardon au Capital et il a abandonné sa transition socialiste, il a eu peur de s’isoler; il eut fallu y penser avant. Un auteur nomme Serge Christophe Kolm l’avait prévenu mais Mitterrand avide de pouvoirs, d’honneurs, d’ors et de femmes ne l’a pas écouté.

Donc la France baigne dans l’océan capitaliste elle navigue même dans le Grand Large capitaliste surtout depuis l’immersion dans l’Union Européenne libérale.

Mais cette France veut néanmoins continuer ses rêves socialistes: elle taxe, répartit, gaspille, accueille, comme si elle était seule, protégée, non soumise à concurrence , comme si les frontières étaient fermées en particulier pour les détenteurs de capitaux, pour les entrepreneurs innovants et tous ceux qui ont des atouts supérieurs à la moyenne.

La conséquence logique , c’est quelle ne peut tenir sa place, elle régresse , elle vend ses bijoux de famille, pille son héritage, est déficitaire en matière d’échanges extérieurs, de budget de l’état, d’innovations etc; le système Français s’enfonce dans la régression et il ne peut y échapper; on n’échappe pas à la Necessité; ce qui doit advenir advient..

La fiscalité dont il est question ci dessous est une aberration française tout comme son symétrique, la dépense de l’état , elle est une incohérence suprême.

Consultez la dernière étude de la Fondation :Fiscalité du capital : la France toujours surtaxée de 60 Mds
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Avec 296 milliards € en 2022 de fiscalité sur le capital et ses revenus, la France acquitte des prélèvements nettement plus élevés que la zone euro. Cette fiscalité équivaut déjà à 11,2 % du PIB et représente le quart de l’ensemble des prélèvements obligatoires. Dans le reste de la zone euro, cette fiscalité ne représente que 8,7 % du PIB. Un écart qui représente 66 milliards € de prélèvements supplémentaires acquittés en France par rapport à nos principaux partenaires européens. 

Les prélèvements sur le capital et ses revenus ont progressé de 1,8 point de PIB entre 2010 et 2022, malgré la mise en place du PFU, la transformation de l’ISF en IFI et la quasi-suppression de la taxe d’habitation. Et ce sont les ménages à 37 % et les entreprises à 47 % qui en acquittent l’essentiel, le reste étant supporté par les indépendants.



En 2022, plus de la moitié de la fiscalité sur le capital et ses revenus acquittée par les ménages est constituée par trois impôts : la taxe foncière (22,5 milliards €), la CSG sur les revenus du capital (18,9 milliards €) et les droits de mutation à titre gratuit (18,5 milliards €). Le poids des prélèvements sur le capital immobilier a fortement progressé à cause de l’envolée de la taxe foncière (+ 66 % entre 2010 et 2023).

Et aujourd’hui, que dit le budget 2025 ?

Désormais le Gouvernement affiche l’objectif d’un ajustement des finances publiques de 60 milliards € dont 40 milliards € de baisses de dépenses et… 20 milliards € de hausses d’impôts dont les mesures suivantes impacteraient directement la fiscalité du patrimoine :8 milliards relèverait d’une hausse temporaire (1 ou 2 ans) du taux d’IS de 25 % à 33,3 % pour les 300 entreprises réalisant un chiffre d’affaires égal ou supérieur à 1 milliard €.2 milliards € seraient attendus d’un impôt exceptionnel touchant les foyers fiscaux dont l’un des membres dispose de revenus égaux ou supérieur à 250 000 €/an. Dans cette tranche de revenus, ceux-ci sont souvent constitués de revenus du capital. Cette mesure ne concernerait que quelques dizaines de milliers de personnes, ce qui permet de juger de la concentration de l’effort attendu.Sans compter 200 millions € de taxation sur les rachats d’action, 200 millions € de suppression de niche fiscale sur le loueur en meublé et 1,1 milliard € attendu du report de la suppression de la CVAE…Non seulement ces mesures constituent un reniement des efforts obtenus ces derniers avec la mise en place du PFU, mais surtout cela revient tout simplement à créer une taxe spéciale sur les entrepreneurs.

Au lieu d’inciter ces entrepreneurs à continuer d’investir dans notre économie, c’est au contraire à une fuite des capitaux que l’on pourrait assister.

Souvenons nous du choc fiscal voulu par François Hollande.

Pour la Fondation IFRAP, il faut que, une fois traité l’urgence, le Gouvernement s’engage à une vraie convergence de la fiscalité du patrimoine vers la moyenne de la zone euro !

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